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J'ai mis mon cœur entre tes mains
De Majnoun et Laylâ à Tristan et Iseut

Spectacle entre théâtre et musique alliant L’Escarboucle (musiques médiévales, direction Carine Moretton) et le trio de musiciens Afghans Hérawi

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Comment la passion absolue se manifeste-t-elle en Orient et en Occident?

L’Ensemble de l’Escarboucle tisse entre théâtre et musique les liens insoupçonnés qui unissent deux couples d’amants célèbres entre tous : Majnoun et Laylâ dont la légende s’est chantée dans l’Arabie et la Perse dès le VIIème siècle, et le chef d’œuvre de l’Occident médiéval, Tristan et Iseut qui initia une extraordinaire floraison littéraire et artistique dans toute l’Europe.

En Afghanistan comme en France, aux 13ème et 14ème siècles, ces deux légendes s’inscrivent dans le culte de l’amour courtois : un type d’amour résolument nouveau, à l’égal de la poésie qui le porte, assorti d’une primauté de l’art d’aimer. En parallèle dans les deux régions se développent musiques et chants, poèmes et romans. Ces deux univers apparemment isolés l’un de l’autre, tant par l’aspect linguistique que culturel et même religieux, cultivent le même goût de l’amour idéal, et le chantent au travers de musiques étonnamment proches.

Ces amours impossibles se joueront à quatre mains. Autour d’une trame littéraire qui unit les textes des deux légendes, la comédienne Louise Moaty incarne une Laylâ - Iseut, qui répond en français aux mots d’amour persans de Majnoun le fou d’amour. Elle nous fait découvrir l’étrangeté et la nouveauté de ces histoires d’amour à contre-courant, à contre-code : l’apologie d’un amour dressé contre toutes les lois, un amour absolu qui justifie tout au nom de lui-même, fût-ce contre le corps social et contre Dieu lui-même. Ce dialogue imaginaire fait raisonner l’universalité de l’amour au travers de paroles qui ne racontent pas l’histoire, mais où l’histoire se dit elle-même.
La rencontre de l’Ensemble de l’Escarboucle, et du trio de musiciens Afghans fait vibrer Perse et Europe médiévales à l’unisson. S’ouvre alors au public un univers sonore inouï : Par un instrumentarium étonnamment semblable et des modes de jeux issus de la tradition orale, les musiciens Afghans mêlent leurs talents et leurs timbres au répertoire médiéval des musiciens de l’Escarboucle. Le chant en français médiéval de Iseut (Jessie Nguenang, soprano) répond aux échos de la voix persane de Majnoun, incarné par Wahid Herawi. Le luth médiéval se reflète  dans le rebab Afghan, qui utilise la même technique de plectre. La vièle à archet côtoie le saranghi, les flûtes rencontrent leurs homologues persanes, le tympanon se fait santour.
Une réelle complémentarité s’installe dans l’entrelacs des pièces médiévales et afghanes; et loin de toute tentative de ré-interprétation des musiques médiévales, l'ensemble de l’Escarboucle cherche avant tout à s’enrichir par la découverte de langages musicaux, pour que les artistes puissent s’abreuver à l’inspiration du croisement des cultures, là où la rencontre se fait source.

 

 

 

© Khanh Dang-Tran

 

 

 De mon cœur sort mon âme 

Musiques du Trescento italien, Textes de Pétrarque 

Mais cependant, ma Dame, à toute heure présente, siège au milieu de mon coeur, et elle voit bien qu’elle est ma vie...

Issue du Moyen-âge, racontée au présent. Quand la légende est transmise par la fusion de la musique, du chant, du théâtre et de la vidéo...

De mon cœur sort mon âme, c’est Pétrarque, célèbre poète italien du 14ème siècle, qui nous raconte dans une lettre la légende du grand roi Charlemagne. C’est une légende du moyen-âge, racontée au présent, de façon très contemporaine et esthétique, en mêlant musique médiévale, théâtre contemporain et vidéo. C’est un spectacle accessible à tous, et qui nous emmène au travers des âges : une musique venue de l’Italie médiévale, emprunte de lyrisme et de caractère ; un décor épuré, de tulle et de tissu, sur lesquels se projettent lumières et vidéos, pour métamorphoser la scène au fil de l’histoire et de la musique ; une comédienne, Louise Moaty, qui nous fait revivre cette légende et nous guide à la découverte de ces musiques sorties de l’oubli.

4 musiciens :
flûtes à bec,  cornemuses,  chanteuse (soprano), luth médiéval, percussions,1 comédienne

scénographie et vidéo

Photo © Khanh Dang-Tran
Tous droits réservés

 

 

Les Bals Renaissance Parisiens

Le quatrième vendredi de chaque mois
Danses et musiques de la Renaissance Française

À l'Espace Madeleine Delbrêl
18 rue de la Tombe Issoire — 75014  Paris

Les Bals Renaissance parisiens, sont, chaque mois, au cœur de la capitale, une occasion de rencontre et de partage, où des musiciens professionnels se retrouvent pour vous faire apprécier leur amour du répertoire dansé de la Renaissance.
Dans un esprit festif et informel, venez découvrir les danses de la Renaissance, lors d’un bal à l’esprit actuel :

  • Vous ne savez pas danser Renaissance ? Vous êtes bienvenu, chaque danse vous sera expliquée, et le bal est organisé de manière progressive pour vous laisser le temps de découvrir les danses à votre rythme.
  • Vous n’avez pas de costume Renaissance? Pas de problème ! L’esprit du bal n’est pas forcément de se déguiser, mais, tout comme à la Renaissance, de se rencontrer autour d’un événement fédérateur dans nos habits de tous les jours !

 

    

Photo du Satyre de Rembrandt : © RMN / Franck Raux
Photos des Bals : © Benoît PIN

Le Bal Renaissance en costumes

Déroulement d'un bal :

Un pas à gauche, deux pas à droite, une frappe du pied... des mouvements simples expliqués par les musiciens menant le bal. Le public se prend vite au jeu, avec des danses faciles au début.

Dès le vocabulaire chorégraphique appréhendé par les nouveaux danseurs, on aborde un riche panel de danses renaissances, où les musiciens tour à tour entraînent le public : de la Pavane, en cortège magistral, très lente et solennelle, au Bransle des Chevaux, dans lequel garçons et filles tapent du pied tour à tour, en passant par la Montarde qui emmène les danseurs en folles farandoles, le public n'a de cesse de découvrir de nouvelles chorégraphies toutes plus entraînantes les unes que les autres.

Pour certaines danses, tous les musiciens descendent de scène au milieu du public et jouent tout en dansant. Cette situation, très différente du jeu de scène, permet de se rapprocher de public et de s'y mêler. Les musiciens, dansant avec l'assemblée, initient une dynamique de communication et d'échange intense : tout le monde bouge d'un seul corps et au son d'une même musique.

Au cours de la soirée, quand le public est à l'aise avec la danse, les musiciens lui proposent des devinettes ménétrières : le temps d'une danse, les musiciens n'annoncent pas la chorégraphie, et les danseurs s'amusent à la retrouver en suivant la musique. L'écoute du public s'intensifie instantanément, tous les danseurs sont plongés dans la musique, qui les porte et dicte leurs mouvements.

 

 

L'ART DU BAL

Faire danser une assemblée est une pratique exigeante : des intentions musicales précises et une grande énergie doivent être transmises aux danseurs. Le travail de l'Escarboucle est de retrouver ces intentions musicales avec une énergie actuelle pour faire revivre ces danses et musiques de la Renaissance Française, afin que tous profitent de ces pratiques chorégraphiques, ces répertoires anciens et de cette atmosphère du 16è siècle : instruments, costumes, art ménétrier.... tout en apportant l'ambiance détendue des bals populaires et traditionnels.

La musique, très variée en fonction des multiples timbres et des différents types de mélodies, accompagnent des danses également très diverses dans leurs formes. Elle est souvent extraite de l'Orchesographie de Thoinot Arbeau mais provient aussi de compositeurs tel que Claude Gervaise, Pierre Atteignant, Michael Praetorius...

L'interprétation musicale des danses est très importante pour les musiciens de l'Escarboucle car ils estiment que les danseurs doivent pouvoir deviner les pas de danse rien qu'en écoutant la musique. Ils mènent pour cela une réflexion sur l'art ménétrier, l'art de mener la danse : chaque tempo, chaque ornement participe à guider le danseur. Vous ne savez pas danser Renaissance ? Vous êtes bienvenu, chaque danse est expliquée, et le bal est organisé de manière progressive pour vous laisser le temps de découvrir les danses à votre rythme.

 

de 4 à 6 musiciens, en costumes Renaissance :

Flûtes à bec, cornemuses, guitare renaissance, chant (soprano), dulciane (basson renaissance), colacione (luth basse), percussions, viole de gambe, violone (contrebasse renaissance)

 

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