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Monteverdi & La Sfera Armoniosa

Ce sont les contrastes, plus que tout,
qui nous touchent profondément.

Claudio Monteverdi                                        

 

 

Carine Moretton flûtes
Elise Schmitt mezzo soprano
Miguel Henry Théorbe
Sandy Griot Sacqueboute

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Le recueil de la Sfera Armoniosa a été offert en cadeau de mariage à Nicolo Ludivis, neveu du pape Gregoire, et Isabelle di Emanuele Gesualdo, fille du compositeur du même nom.
La majorité de ce recueil est composée par Paolo Quagliatti, alors secrétaire du pape, et contient également deux pièces de Stefano Landi.

S’inscrivant dans le courant néo-platonicien qui domine la réflexion des florissantes académies musicales italiennes, Landi et Quagliatti participent au nouveau courant musical, le stile moderno, également nommé seconda praticca.
Pour ses défenseurs – Monteverdi mais aussi Caccini, Vincenzo Galilei (le père de l’astronome), Peri, Cavalieri, etc – elle se veut opposée à la tradition de la Renaissance fondée sur le contrepoint : le stile antico. A ce nouveau style correspondent de nouveaux procédés d’écriture, dont le récitatif (mélodie soliste avec un accompagnement fait d’une succession d’accords, en un rythme proche de la parole) est l’exemple le plus représentatif. Désormais, le mot est mis en valeur, et par lui s’expriment les passions humaines ou affetti dans une véritable mise-en-scène sonore.

La musique instrumentale n’est pas oubliée par cette nouvelle esthétique : soit elle adopte la dimension théatrâle propre au nouvel art vocal, soit elle s’émancipe de cette influence par ses courantes, saltarellos et autres références à la danse.

Autour de la Sfera Armoniosa, L’Escarboucle propose d’obéir au maître-mot de cette période musicale : le Contraste.
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